NANI$OKA

  • Facebook
  • Instagram

MASQUES NUMÉRIQUES

Dates:  20 mars & 5 avril  - 15 h GMT

Lieu: Instagram & Website

Description

"Les masques numériques sont souvent utilisés en stories Insta et Facebook. Filtres de beauté, filtres déformants ou carrément fantaisistes, ils permettent de se mettre en scène sur les réseaux et d'élaborer une autofiction. Ils rappellent la fonction première du masque : dissimuler son identité dans une démarche subversive, mais aussi sa vocation spirituelle en permettant d'entrer en contact avec une autre dimension ou des entités métaphysiques. Les masques Nani$ôka sont des outils pour agir dans l'espace numérique, proposer des rituels en partage. Leur publication implique d’emblée la mise en commun, la dissémination du geste artistique dans l'espace numérique. Ils invitent à réenchanter nos pratiques des réseaux.

"Il était une fois, un cataclysme biologique qui ébranla la terre et le cosmos. Les entités numériques enseignèrent à certains êtres vivants une nouvelle manière d'être en relation. Firefox est né.e Phoenix, puis s'est transformé.e en oiseau de feu pour enfin devenir Renard de Feu. Iel guide les êtres qui se déplacent dans l'espace numérique. Iel maîtrise La Fidélité sans fil (WIFI : Wirelless Fidelity), une forme d'énergie sociale, de magie, de manaa. Ce mode de connexion à très grande portée permet à Renard de Feu de se déplacer dans le monde à la vitesse des ondes. Sur son chemin, iel croise des humain.e.s et accompagne leurs quêtes."

 

En ce moment de pandémie, le numérique est plus que jamais au cœur de nos vies. Il nous permet de continuer à être ensemble, à communiquer avec nos proches, à faire circuler nos idées. Il devient difficilement envisageable de s'en passer. L'évidence est là : une grande partie de l’humanité vit dans les mondes numériques et nos appareils deviennent le prolongement de nos corps. Pourtant, pendant le confinement, quelque chose de fondamental nous manque : la convivialité, la présence physique des autres.

 

Nani$ôka groupe réinjecte du spirituel et de la poésie au monde numérique et pense des rituels pour entrer en contact avec ses entités. De ces pratiques, des légendes émergent et des histoires s'inventent. Ces fictions spéculatives proposent de repenser notre présent et d'interroger notre rapport aux mondes à l'heure du numérique. Il existe peu de discours symboliques pour appréhender l'espace numérique et les entités qui le peuplent. 

 

Depuis cette réflexion, Nani$ôka groupe compose des "Masques Numériques" pour naviguer entre l'espace physique et l'espace numérique.

 

Nous avons créé nos premiers masques numériques en 2019 lors d'une résidence à Zagreb en Croatie. Nous utilisons le logiciel Spark AR, édité par Facebook. Il permet de produire des masques publiables sur Instagram et Facebook. Les masques insta sont souvent utilisés en stories. Filtres de beauté, filtres déformants ou carrément fantaisistes, les masques permettent de se mettre en scène sur les réseaux et d'élaborer une autofiction. Ils rappellent la fonction première du masque : dissimuler son identité dans une démarche subversive, mais aussi sa vocation spirituelle en permettant d'entrer en contact avec une autre dimension ou des entités métaphysiques. Les masques Nani$ôka sont des outils pour agir dans l'espace numérique, proposer des rituels en partage. Leur publication implique d’emblée la mise en commun, la dissémination du geste artistique dans l'espace numérique. Ils invitent à réenchanter nos pratiques des réseaux.

 

Lors de la résidence Afropixel #8, chaque artiste sera invité à penser les éléments d'un masque, son histoire, sa légende et sa mise en action. Nous réaliserons le masque avec lui en visioconférence. Puis, il pourra se filmer avec son masque et nous envoyer ces images. Nous réaliserons des capsules vidéo pour chaque masque, montrant sa réalisation, son histoire et son utilisation. Les masques pourront être publiés sur le compte insta de l'artiste, celui de Nani$ôka et de Ker Thiossane pendant le festival afropixel. Les vidéos seront publiés à la fin de la résidence, sur le site de afropixel et sur nos réseaux respectifs. Les masques pourront donc circuler dans l'espace numérique, invitant à poursuivre cette narration collective. 

UNADJUSTEDNONRAW_thumb_30dd.jpg

Masques

COLLECTIF NANI$OKA

Nani$ôka Groupe est un collectif d’artistes fondé depuis 2016.

 

Nani$ôka est composé de deux mots japonais, Nani 何 et Sôka そつか que nous avons l’habitude d’entendre dans les mangas animés. Une boucle infinie de questions et de compréhensions. Une recherche perpétuelle.

A la manière d’un label musical, chaque artiste garde une pratique personnelle autonome. Nous utilisons la forme collective comme un moyen d’émulation et d’enrichissement de nos pratiques. 

 

Nous avons des axes de réflexion communs qui nous permettent de réaliser des évènements

ponctuellement au nom du collectif. A ces occasions, nous combinons nos pratiques en vue d’arriver à une proposition commune. Le format groupe est également un positionnement politique qui nous permet d’exister dans un contexte artistique ou la compétition est souvent privilégiée face à la coopération.

 

Nos principaux axes de recherche peuvent être résumés de la sorte :

- La fête comme espace politique et artistique, faire en concert.

- La spiritualité et l’espace numérique. Rythmes et Rites de l’Homo Numéricus.

Comment penser des formes et des symboliques de spiritualités contemporaines qui prennent en compte l'espace numérique aussi bien que les espaces physiques ? Comment en faire des cosmogonies situées ?

 

Nous réalisons des événements qui tentent de casser la frontière artiste/public. Pour ce faire, nous construisons des espaces adaptés à ces événements : un lieu pour accueillir un rite particulier. Nous investissons également l’espace numérique comme des peintres, explorant une palette de logiciels.

 

Nous cherchons également à ce que nos formes invitent à faire communauté, à développer une attention aux autres. C’est pourquoi nous questionnons le format Concert au sens du «faire ensemble».

SEUMBOY

VRAINOM

Seumboy Vrainom :€ est un militant hors-sol. Pas déraciné mais bien hors-sol, comme certaines plantes cultivées au jardin d’agronomie colonial près de Paris entre 1902 et 1965. Il tente de mettre au point une approche spirituelle et politique de l’espace numérique à travers des performances et des vidéos.

HV$VH

HV$VH est un apprenti alchimiste qui tente de transmuter

des émotions et interactions entre les gens, à l’aide d’ondes visuelles et

sonore. Il construit des espaces picturaux et sonores par le biais de la peinture et de la musique.

LORIS

GASMARAN

Loris Gasmaran est un apprenti géomancien. Il tente, depuis

le sol, de faire émerger des artefacts (figures) tridimensionnels(.elles)

dont le sens peut être interprété en combinant la mathématique et

l’histoire des formes.

photodegroupe.jpg

Shivay La Multiple, apprend à la raison le language du rêve et combine différents médiums pour créer son propre système symbolique. Les Mondes de Shivay La Multiple ne sont jamais fixes, ils sont protéiformes, constamment en mouvement et en mutation perpétuelle. Sa recherche se compose de plusieurs couches faites de nombreux fils et nœuds, miroir du temps présent, laisse tel un tapis, entrevoir entre les fils de la trame la trace du passé et laisse deviner les possibles du futur.

SHIVAY

LA MULTIPLE

Camille Varenne réalise des films documentaires qui explorent de nouvelles pratiques féministes et décoloniales, de nouveaux langages émancipateurs, de nouvelles subjectivités politiques. Ancré dans le réel, les personnages de ses films élaborent des autofictions libératrices.

CAMILLE

VARENNE

RÉSIDENTS

MoiseTogo.jpg

MOÏSE

TOGO

MALI

Diplômé du conservatoire de Bamako (Mali) en section multimédia et du Fresnoy-Studio national des arts contemporains (France).

 

Moïse Togo est passionné par l’art depuis son plus jeune âge, il a commencé ses études universitaires en 2010 à la Faculté des sciences juridiques et politiques de Bamako-Mali.

 

Ensuite, ses ambitions artistiques l’amènent au conservatoire de Bamako puis au Fresnoy. Son travail questionne l’évolution de la croyance africaine dans un monde moderne, le virtuel ; la nouvelle technologie et les conditions sociales de l’être. Il se fait connaitre en tant que réalisateur avec son film « GWACOULOU » qui a remporté le grand prix du jury de Dakar-court 2020.

 

La plasticité de son travail varie d’une réalisation à une autre car sa démarche consiste l’expérimentation afin de créer d’autres écritures cinématographiques.

 

Actuellement, il vit et travaille à Roubaix en France.

ArminKane.jpg

ARMIN

KANE

SÉNÉGAL

Artiste pluridisciplinaire, Armin touche aussi bien, la peinture, la sculpture, le patchwork,l’assemblage, l’installation et la vidéo. Son travail plastique questionne en général sur le

comportement des gens qui sont à la recherche de repères / repaires, face aux mutations.

Il a participé à des résidences artistiques, à Dakar, à Bruxelles, à Madrid, au Mali, etc. ainsi qu’à des expositions nationales et internationales à Dakar, St Louis, Amsterdam, à Rennes, à Casablanca, à Berlin, à Istanbul, en Italie, à Manchester, à Quito en Equateur, à Fez, à

Casablanca, Namur, Italie...

 

Il a participé à des workshops à l’IRAVM (Institut Régional d’Art visuel de la Martinique) dans le cadre du rose de vents numériques et aux Ateliers théoriques et pratiques sur la valise pédagogique et de l’art interactif à KER

THIOSSANE à Dakar

Sélectionné à la 8ème biennale de Dakar (Dak’Art 2008), Il fait partie du Collectif «State of

L3 ». Il est également membre fondateur du "Studio KAKATAR", une structure qui s’active dans le domaine de la production et la réalisation de films d’animation.

Animateur, depuis 2005, à l’atelier d’expression de la clinique psychiatrique Moussa DIOP du CHNU de Fann à Dakar pour les malades internés (art thérapie), Armin est aussi intervenant extérieur à l’unité de pédopsychiatrie "Ker Xaleyi"de la même structure.

Il travaille depuis 2015 dans un projet de ‘’laboratoire de recherche artistique dans la ville’’ à

Dakar et à Bruxelles sur le thème du "LIEU COMMUN".

DaoSada.jpg

DAO

SADA

Burkina Faso

Après un cursus scolaire et d’apprentissage technique en République de la Cote d’Ivoire et au Burkina Faso, Sada DAO se lance dans la scénographie en 1998 pour devenir l’un des scénographes africains les plus confirmés.Fondateur et ancien directeur artistique attitré de Face-O-Scéno, il travaille comme scénographe à temps plein et rêve d’ouvrir une école de scénographie au Burkina Faso.

Sada DAO revendique son identité d’artiste africain engagé, sans renier les métissages, les autres langages et esthétiques. Il cherche à inscrire sa démarche de scénographe au départ même du continent africain, comme art et technique inhérents aux spectacles vivants qui s’y pratiquent.

En 2008, il est nominé Meilleur Scénographe du Grand prix du Théâtre d’Afrique Francophone, pour le parcours de Face-O-Scéno. En 2009, il est sélectionné pour les nominations du Prix de la Critique en Scénographie en Belgique, pour la création, « Un homme est un homme », mise en scène par René GEORGES et Salifou KIENTEGA.

En 2014, il crée le spectacle « Nabi-Bila » à Ouagadougou, qui sera joué en France dans deux départements différents en 2019. Il a pour projet de développer cette création et de la faire vivre sur plusieurs continents.

En 2016 il décroche le prix Lompolo du meilleur scénographe au Burkina Faso

Il poursuit son travail de recherche et de formation en obtenant en septembre 2019 un Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique à l’Ecole Supérieure d’Arts de Clermont-Ferrand (ESACM).