GLOSSAIRE

COMMUNS

Que sont les « communs », les « biens communs », les « patrimoines communs », les « choses communes » ? Ces notions sont fortement mobilisées aujourd'hui dans nombre de disciplines des sciences sociales et actions de citoyens. Leur poussée traduit une évolution des pratiques sociales : sous la pression de la crise écologique et de la transformation numérique notamment, les biens seraient davantage mis en partage. Logiciel libre, encyclopédie et habitat participatif, vélos ou voitures en usage successif, entreprise qui serait le « bien commun » de toutes les parties prenantes : les notions des communs intéressent les domaines de la culture, de la protection de l'environnement, de l'urbanisme, de la santé, de l'innovation, du travail, etc. La mobilisation est intense car elles autorisent à penser le changement social sur la base d'un réinvestissement du collectif, des communautés, de l'usage et du partage. Elles permettent de proposer des réinterprétations des valeurs fondatrices des sociétés contemporaines tels le rôle de l'État, de la propriété et des formes d'expression de la démocratie. Elles appellent à la fois une réflexion théorique, un débat politique et se concrétisent dans des expériences citoyennes. Ce dictionnaire, à mi-chemin entre le vocabulaire et l'encyclopédie, se veut un outil de compréhension de l'ensemble de ces phénomènes.

 

Dictionnaire des biens communs

BIEN COMMUN

Le bien commun est une notion développée d'abord par la théologie et la philosophie, puis saisie par le droit, les sciences sociales et invoquée par les acteurs politiques. Elle désigne l'idée d'un bien patrimonial partagé par les membres d'une communauté, au sens spirituel et moral du mot         « bien », de même qu'au sens matériel et pratique (ce dont on dispose ou ce que l'on possède).

La philosophie occidentale s'interroge sur ce qui constitue une communauté depuis Platon et Aristote. Le concept de bien commun figure dans la théologie chrétienne à partir de Thomas d'Aquin, au XIIIe siècle, où il désigne l'inclination naturelle de la création dans son ensemble (dont la communauté humaine) vers le Bien qui est Dieu.

 

Cette notion est souvent utilisée pour les questions relatives à la propriété de certaines ressources et désigne la relation entre l'accès à des ressources équitablement partagées et des intérêts qui soudent les membres d'une communauté et contribuent à son existence. Pour le politologue et économiste italien Riccardo Petrella, le bien commun est ce qui fait vivre les sociétés. Selon l'économiste français Jean-Marie Harribey (2011), cette notion, qui met aussi en jeu celle de propriété, serait notamment liée à la prise de conscience progressive de l'existence d'un patrimoine commun de l'humanité. 

BIEN VIVRE

Le "bien vivre" est un concept basé sur la sagesse indigène andine (Sumak Kawsay** en quechua et Suma Qamaña*** en langue aymara) et la pratique de relations plus équilibrées au sein des écosystèmes et entre tous les êtres, humains et non humains, comme chemin vers un bien-être commun. Pour Platon, c'est la vision qui guide nos pratiques et notre point de départ missionnaire. L'organisation Platohedro est basée sur des recherches autour de ce concept:"nous faisons est lié et s'adapte à cette façon de penser, de faire et d'être. Et en tant que tel, nous le considérons comme un concept dynamique, que nous traduisons et faisons nôtre avec respect et attention en le situant dans le temps, le contexte, les besoins et les désirs".

Organisation Platohedro

IA

Définition de l'intelligence artificielle : L'intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificial Intelligence) consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d'imiter une forme d'intelligence réelle. L'IA se retrouve implémentée dans un nombre grandissant de domaines d'application.

La notion voit le jour dans les années 1950 grâce au mathématicien Alan Turing. Dans son livre Computing Machinery and Intelligence, ce dernier soulève la question d'apporter aux machines une forme d'intelligence. Il décrit alors un test aujourd'hui connu sous le nom « Test de Turing » dans lequel un sujet interagit à l'aveugle avec un autre humain, puis avec une machine programmée pour formuler des réponses sensées. Si le sujet n'est pas capable de faire la différence, alors la machine a réussi le test et, selon l'auteur, peut véritablement être considérée comme « intelligente ».

Futura Tech

DEEP LEARNING

Le deep learning ou apprentissage profond est un type d'intelligence artificielle dérivé du machine learning (apprentissage automatique) où la machine est capable d'apprendre par elle-même, contrairement à la programmation où elle se contente d'exécuter à la lettre des règles prédéterminées.

Le deep Learning s'appuie sur un réseau de neurones artificiels s'inspirant du cerveau humain. Ce réseau est composé de dizaines voire de centaines de « couches » de neurones, chacune recevant et interprétant les informations de la couche précédente. Le système apprendra par exemple à reconnaître les lettres avant de s'attaquer aux mots dans un texte, ou détermine s'il y a un visage sur une photo avant de découvrir de quelle personne il s'agit. 

À chaque étape, les « mauvaises » réponses sont éliminées et renvoyées vers les niveaux en amont pour ajuster le modèle mathématique. Au fur et à mesure, le programme réorganise les informations en blocs plus complexes. Lorsque ce modèle est par la suite appliqué à d'autres cas, il est normalement capable de reconnaître un chat sans que personne ne lui ait jamais indiqué qu'il n'ai jamais appris le concept de chat. Les données de départ sont essentielles : plus le système accumule d'expériences différentes, plus il sera performant.

Futura Tech

 

GAN

Un GAN(réseau antagoniste génératif en français) est une technique de Machine Learning qui repose sur la mise en compétition de deux réseaux au sein d’un framework. Le générateur est un type de réseau neuronal convolutif dont le rôle est de créer de nouvelles instances d’un objet. De l'autre côté, le discriminateur est un réseau neuronal "déconvolutif" qui détermine l’authenticité de l’objet ou s’il fait ou non partie d’un ensemble de données.

Pendant le processus d’entraînement, ces deux entités sont en compétition et c’est ce qui leur permet d’améliorer leurs comportements respectifs. C’est ce que l’on appelle la rétropropagation. L’objectif du générateur est de produire des outputs sans que l’on puisse déterminer s’ils sont faux, tandis que l’objectif du discriminateur est d’identifier les faux. Ainsi, au fil du processus, le générateur produit des outputs de meilleure qualité tandis que le discriminateur détecte de mieux ne mieux les faux. De fait, l’illusion est de plus en plus convaincante au fil du temps.

Big Data

CAN

 Le CAN (Creative Adversarial Network) est un logarithme créé par le laboratoire d’art et d’intelligence artificielle de Rutgers. En art, cet algorithme est programmé pour créer des œuvres originales, une partie de l’algorithme analyse l’esthétique existante, crée une œuvre d’art et la seconde partie pénalise si ce qui est créé est similaire aux styles analysés. D'un côté, il essaie d'apprendre l'esthétique des œuvres d'art existantes. De l'autre, il sera pénalisé si, lors de la création d'une œuvre propre, il imite trop étroitement un style établi.

 

Dans le même temps, AICAN adhère au principe du "moindre effort", selon lequel trop de nouveauté découragera les spectateurs.

 

Cela garantit que l'art généré sera nouveau mais ne s'écartera pas trop de ce qui est considéré comme acceptable. Dans l'idéal, il créera quelque chose de nouveau qui s'appuiera sur ce qui existe déjà.

 

Interalia Magazine

BIG DATA

L’explosion quantitative des données numériques a obligé les chercheurs à trouver de nouvelles manières de voir et d’analyser le monde. Il s’agit de découvrir de nouveaux ordres de grandeur concernant la capture, la recherche, le partage, le stockage, l’analyse et la présentation des données. Ainsi est né le « Big Data ». Il s’agit d’un concept permettant de stocker un nombre indicible d’informations sur une base numérique. Selon les archives de la bibliothèque numérique de l’Association for Computing Machinery (ou ACM) dans des articles scientifiques concernant les défis technologiques à relever pour visualiser les « grands ensembles de données », cette appellation est apparue en octobre 1997.

Big Data

BIAIS COGNITIF

Un biais cognitif est une distorsion dans le traitement cognitif d'une information. Le terme biaisfait référence à une déviation systématique de la pensée logique et rationnelle par rapport à la réalité. Les biais cognitifs conduisent le sujet à accorder des importances différentes à des faits de même nature et peuvent être repérés lorsque des paradoxes ou des erreurs apparaissent dans un raisonnement ou un jugement.

Wikipédia